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Economie du Don
Economie du Don: proposition de définitionSystème économique dans lequel les participants donnent pour le bénéfice de la communauté et sont rétribués en retour par l'abondance générée. Discussion (synthèse)Commençons par quelques propositions rapides sur l'économie du don :
Question - DébatsLa caractéristique essentielle de l'économie du don et son efficacité ne sont-elles pas justement l'absence de signe monétaire ? — ivan C'est une véritable question, en effet, qui méritera d'être traitée à part entière. Elle nous renvoie sur des éléments spirituels, mais pas seulement. En fait la monnaie peut se définir aujourd'hui comme un système d'information?, c'est là la grande évolution par rapport à l'ancienne définition qui la voit comme un "outil de transaction". Or tout système vivant repose sur un principe d'information. Je sens intuitivement que le passage à la notion de système d'information? résout à la fois le dilemme de la monnaie rare? et de la notion du don. On pourrait ainsi compléter le dicton : "Quand on aime, on ne compte pas, mais on régule" :-) Voilà qui reste à démontrer bien sûr. — jf Bonjour, j'ai bcp apprécié les quelques lignes de débat sur ces pages. j'aimerais ajouter ma contribution en vous invitant à visiter le site http://granddon.free.fr --Renzo 9 juin 04 Bravo pour le grand don. Je vais, de ce pas, essayer d'en organiser un à Bruxelles. Je n'ai lu que les premières lignes du site. Ce qui me plaît d'emblée, c'est l'aspect anonyme de la démarche car, si ce n'est pas le cas, le don est presque toujours une prise de pouvoir sur le bénéficiaire. Il suffit de voir le contrôle exercé sur les pays du Sud par les politiques d'aide au développement. — ivan 1 novembre 04 Cela tombait sous le sens que le système d'échange du "Grand Don" devait un jour ou l'autre s'organiser en ligne dans le cyber espace. C'est fait, Freecycle.org Lire à ce sujet l'article du Courrier international : RECYCLAGE - Avec Freecycle, ne jetez plus, donnez en ligne ! 25/04/04 Pour répondre à la question « comment faire venir le boulanger ? » par une question ;) Ne pourrait-on pas construire l’Economie du Don par une dynamique des « gens d’en bas » ? Vouloir tout penser et tout résoudre d’emblée, n’est ce pas une vision « d’en haut » ? Ne pourrait-on pas remplacer petit à petit et gentiment des « parts de marché, des créneaux, .. » (et autres concepts guerriers) par des espaces d’entraides, de liberté, et surtout de simplicité de vie. A force de recevoir, des logiciels et textes intéressants, des choses données par des collectifs de production gratuite, le boulanger n’aura-t-il pas l’envie de donner une part de ses pains ? Ne fut-ce que par fierté mais surtout par confiance retrouvée, par sentiment d’appartenance et pour l’intelligence collective retrouvée ? --ivan Ni d'en haut, ni d'en bas. LM Cependant je ne pense pas que le don puisse être un projet économique de société, ni même qu'il soit question d'une "économie" du don. Le terme "économie" sonne peut-être "d'en haut", mais concernant le don on en reste à l'étymologie du terme, quelque chose comme : "les affaires de la maison". Pour qu'il y est don, il faut des relations effectives et non pas aliénées telles qu'on le vit la plupart du temps en consommant. Cela-dit, Chirac peut faire un don à son président préfèré de tel pays, et on lira dans les journaux que la France a fait un don à tel pays. Par ailleurs, entrevoir ou concevoir une économie du don n'est pas sans confondre le don avec le troc, ou voir dans le don une autre pratique de l'échange. Or le don n'est pas un échange, pour la simple raison qu'on ne fait pas un don afin d'obliger autrui ; bien que cela soit possible et même, se pratique culturellement. Mais pour l'essentiel, c'est plutôt le fait que l'on reçoive et accepte qui nous oblige à notre tour de faire un don. En somme on reçoit un don et on se crée soi-même l'obligation d'une contre-partie. Mais ce n'est même pas une obligation, puisque le donateur n'a pas à le rappeler ; c'est en fait l'affaire personnelle du receveur de savoir qu'untel lui a fait don et tout simplement, que cela existe. Le fait qui il y ait eu don crée la différence pour le receveur, et c'est à ce dernier de jouer…avec lui-même ! Cette différence créée par l'acte du don est la simple manifestation de la générosité ; et ce que l'on constate de la pratique du don, c'est bien plutôt une rivalité de générosité que d'obligations. Cependant, cela se manifeste bien plus entre connaissances qu'entre inconnus ; d'où la nécessité de relations effectives. Cette effectivité est graduée dans les limites du face à face ; l'acte charitable vers le mendiant en est un (combien d'ailleurs n'a-t-on pas voulu voir ?) même si cet acte manifeste plus de l'auto-absolution que de la générosité ( comparé au plaisir de payer son coup par exemple ). Aussi le don sera plus probable entre commerçants et gens du quartier par exemple, qu'entre la caissière qui n'y peut rien, d'une grande surface, et le client lambda. Bien entendu, en plus de l'effectivité de la relation, il se trouve l'affectivité de celle-ci ; le dont va de soi entre amitiés mais par là le don est particulier. En ce sens, le don n'est plus une pratique, pour ainsi dire, locale. En conclusion, il y a plutôt lieu d'une pratique du don que d'une économie du don. En tant que telle, elle est transversale à toute hiérarchie sociale. Que cette pratique puisse combler les défauts de l'économie ne fait pas d'elle une nouvelle économie. Mais il importe, semble-t-il, de retenir du don qu'il repose sur la proximité et l'effectivité des relations (l'un allant avec l'autre selon le principe "loin des yeux, loin du coeur"). Sous ce point de vue alors, le don en tant que collectif ou autre organisation devrait s'appuyer sur des motivations tout autre qu'économique. Ne devrait-il pas rester et se développer tout simplement sur le mode de la relation afin que le don ne devienne pas commerce ? Note à propos des logiciels libres : comprendre "libre" comme dans "être libre" ou "libre expression", et non comme dans "entrée libre". Cela n'a rien à voir avec la gratuité ou le contraire. LiensLes liens ci-dessous sont proposés par ivan qui a eu l'extrême gentillesse de créer cet article :
Liens en anglais
Liens internesMarcel Mausssri Pantaleo Rizzo Idées, projets22 avril 04 J’aimerais créer un lieu de production gratuite. Un lieu plaisant, où l’on pourrait participer bénévolement à la production d’objets et de biens utiles. Chacun choisit le temps qu’il désire donner (1 heure, 5h ou même une 1⁄2 heure), la mesure étant le plaisir d’être là. La distribution serait donc gratuite et peut-être évaluée par un comité qui attribuerait cette richesse de la manière la plus profitable. Ou bien, elle alimenterait tout simplement des « magasins gratuits ». Les matières premières seraient financées par des dons ou par les bénéfices de la cafétéria (prix dégressifs pour les plus démunis) car il y aurait une cafétéria sympa où l’on pourrait se détendre et parler des projets futures. Certains soirs, on sortirait les tambours et les guitares …. Ainsi, nous pourrions partager, nous sentir utiles, et vivre bien concrètement une lueur d’espoir. Et dans un tel contexte, rencontrer des personnes bien intéressantes. Une idée arrive rarement seule. Je n’ai pas fait de recherche pour savoir si d’autres ont déjà fait ce genre de proposition. Si l’idée vous tente ou si vous avez des infos sur ce genre de projets créons une page : Espace de production gratuite et bénévole ou envoyez-moi un message à ivan@reseaucitoyen.be. — ivan texttexttexttexttextBonjour, A propos d'une économie du don, qui utilise une monnaie intelligente comme système d'information, il y a le http://www.e-dons.org/ Toute production, dans l'écosociétalisme, est donc "donnée" à la communauté. Les "mercis" reçus par la personne qui a donné son temps lui permettent de recevoir, en retour, un don de valeur sociétale équivalente de la part de la communauté. Ce don est comptabilisé par destruction sur le compte du receveur du nombre correspondant de mercis. Ainsi, il ne peut y avoir de profiteurs, ni d'abusés. Parallèlement, nous proposons la création, pour chaque don fait à la communauté, de quelques mercis supplémentaires, qui sont répartis de manière uniforme entre les membres de la communauté. Ceci permet à ceux qui ont peu de temps ou de possibilité de donner à la communauté de recevoir malgré tout, solidairement, quelque chose en don. Tous les détails, y compris dans le cadre d'une société industrialisée telle que la nôtre, sur http://tiki.societal.org Brieuclef
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